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jeudi 3 mars 2016

Choix d'une banque pour Entreprise Individuelle

Ouverture d’un compte pro

Je démarre ma petite entreprise, je n’ai pas encore totalement décidé pour le statut mais ce sera une entreprise individuelle. Bien que  ce ne soit pas systématiquement obligatoire selon le statut retenu, il est très préférable pour des raisons fiscales d’avoir un compte dédié à l’activité qui soit séparé du compte personnel.

Renseignement pris, je peux en théorie ouvrir un compte classique « particulier » et l’utiliser pour la gestion de ma petite entreprise. L’avantage est d’éviter les frais que les banques facturent sur les comptes « professionnels ». En effet, il semble que les banques se goinfrent en frais sur ces comptes et qu’il n’est pas inutile de faire jouer la concurrence et de bien se renseigner. 

Un exemple : les banques prélèvent, sur les comptes pro, une « commission de mouvement ». C’est tout simplement une taxe de la banque dont l’assiette est la somme de vos opérations de payement sur une période. En gros, vous payez des frais de tenue de compte pour leur donner votre argent, vous payez votre moyen de payement pour pouvoir utiliser votre argent, vous payez encore un abonnement internet pour pouvoir encore une fois utiliser votre argent, et en plus ils vous font payer cette taxe quand vous utilisez effectivement votre argent. Et on se demande pourquoi les banquiers ont une réputation d’escrocs ?

Un point d’attention : il semblerait que seuls les comptes « professionnels » (au sens de l’offre spécifique commercialisées par la banque et non de la destination du compte) permettent l’utilisation de solutions logicielles qui permettent de rapprocher automatiquement le journal des dépenses/recettes des relevés de compte. Ce qui est à priori très utile dans le cas d’une simple comptabilité de trésorerie (mais pas pour une EIRL optant pour l’IS qui est soumise à une comptabilité d’engagement). 

Mais ça reste une information à vérifier, et par ailleurs je suis informaticien : certes je ne fais plus de développement au titre de mon activité professionnelle, mais je suis encore parfaitement capable d’écrire un programme pour convertir un export CVS, ou autre tel qu’on le trouve dans toutes les solutions de homebanking, vers un format exploitable (pour peu qu’il soit documenté).

Je fais un tour rapide des offres de quelques banques, histoire de voir où je mets les pieds. L’idée ce n’est pas de m’emmerder pour gratter quelques euros mais bien de m’assurer que je ne fais pas le pigeon de base.

Banques traditionnelles

La banque postale

J’ai ouï dire que la banque postale avait une offre « pro » valable.  Je vais aux renseignements, l’idée est de me constituer une base de comparaison avant de benchmarker l’offre de quelques autres banques.

Comme je suis sympa, j’ai fait un audit de leur page web destinée à la présentation de leur offre. GRATOS ! Je suis sur que des consultants spécialisés « MOA CRM digitale web 3.0 banque de détail <compléter par le terme marketing bidon que vous voulez> » »  demanderaient au moins une brique pour ça ;-)

Prise d’informations sur le site web

Alors, l’offre destinée aux professionnels est un « pack » annoncé à 19 ou 25 Euros HT par mois sur le site Internet, dans la formule la plus basique : pour autant qu’on puisse comprendre ça inclut une carte bancaire basique à débit immédiat (Visa Business), l’accès un site web de homebanking,  une assurance moyens de paiement, et bien entendu un compte bancaire (frais de tenue de compte et forfait inclus de commissions de mouvement).

 Alors déjà, premier doute. L’offre est déclinée selon deux formules « LBP @ccess 24 » et « LBP Net Entreprise » (respectivement 19 et 25 Euros). Et absolument nulle part on ne dispose d’information pour distinguer les deux offres et comprendre la différence de 6 Euros. Mystère et boule de gomme, tout ce que j’ai pu « intuiter » c’est que « LBP Net Entreprise » est une version « étendue » (puisque plus chère) du service de homebanking (car « LBP @ccess 24 » est l’offre de service en ligne).

La description de l’offre est peu détaillée, de mystérieux renvois en bas de page précisent de se rendre à la page n° « tant » pour plus d’infos … où ils ont vu des pages  numérotées sur le web ces buses ? Plus tard, je comprendrais qu’il s’agit de références aux pages de la grille tarifaire mais inutile de dire que sur le site ça n’a absolument aucun sens.

Alléluia, en dessous de 10 000 Euros de paiements par mois, il n’y a pas de commission de mouvements. Comme j’ai mauvais esprit, je traduis ça par «  vous payez un forfait comme si vous dépensiez 10 000 Euros par mois  et si comme moi, vos dépenses sont infiniment moins élevées, vous payez pour rien ».

Continuons. Quand je regarde le tarif unitaire de ces différents services, pris indépendamment du pack, la note n’est plus que de 45 Euros pour la carte, 66 Euros pour l’accès Internet et 62.50 Euros pour l’assurance moyens de paiement. Ce qui nous fait moins de 175 Euros. Alors certes, il doit venir s’ajouter là-dessus les frais de tenue de compte (coût inconnu) et la fameuse « commission de mouvement » (qu’est ce qu’elle peut m’énerver celle là) mais elle est fonction d’un taux dont un petit renvoi en bas de page nous dis qu’il faut aller le chercher dans la rubrique « banque au quotidien », rubrique qui bien sur est inexistante (et c’est pas faute d’avoir cherché). Ils ne nous auraient pas mis un lien vers l’information, ben non faudrait quand même pas être transparent sur les tarifs…

Vu sous cet angle, le « pack pro » semble donc plus cher que les services souscrits individuellement. En outre, il inclut la souscription à une assurance moyens de payements totalement inutile : cette assurance sert principalement à la banque à facturer un service qu’elle est tenue de rendre gratuitement par la loi, et pour le reste elle inclut des services dont je n’ai pas besoin, dont je ne pourrais pas bénéficier, où pour lesquels je suis déjà couvert par ailleurs.

Cependant, en l’absence de données précises sur les commissions de mouvement et les frais de tenue de compte, on ne peut pas encore conclure.

J’appellerais bien le service client pour me renseigner mais le seul moyen de les joindre est un numéro payant. Ils sont suicidaires à la Banque Postale, il faut payer pour se renseigner en vue de souscrire… Ils ne sont pas au courant que c’est la crise et que les gens ne se font plus plumer les yeux fermés ?

Donc on te fait un site web tout pourri avec des tas d’infos manquantes, des renvois vers des pages inexistantes, et on te propose d’appeler un numéro pour te renseigner : payant le numéro. Mouais, je ne suis pas un marketeux mais bon ça ne me semble pas très intelligent comme démarche.

Etape suivante : consultation de la fiche tarifaire

Je ne suis pas un spécialiste de la banque de détail, juste un consommateur peut être un peu plus attentif que la moyenne, mais je me dis qu’il doit forcément exister une fiche tarifaire détaillée , sans doute imposée par un texte de loi quelconque, qui va me permettre de trouver les informations qui me manquent.

Un coup d’œil au menu, on à « tarifs ». Hop je clique, j’arrive sur une nouvelle page et là pas de soucis je trouve tout de suite la fiche tarifaire « professionnels ».

Cool, je trouve mes frais de tenue de compte, je vais peut être pouvoir comparer le coût du pack vs le coût des services souscrits individuellement (et une fois dégagées les options inutiles).

Ici encore je bondis devant une pratique qui relève du hold-up : il y a un montant minimum de commission de mouvement : donc, même si vous ne faîtes aucun paiement, on vous fait payer quand même…  Petit calcul, sur la base de 0.04 %, ce montant minimum de 3.75 Euros mensuel correspond à 112 500 Euros de dépense, un montant totalement irréaliste dans mon cas et probablement pour ce type de compte destiné aux petites entreprises individuelles ; il se rapproche bizarrement des 120 000 Euros inclus dans le pack (10 000 mensuels). Ça pue la bidouille pour renforcer l’intérêt du pack, voire augmenter artificiellement les frais de tenue de compte (qui si ça se trouve sont réglementés…). Si j’envisage d’aller chez eux, ce sera clairement un point de négociation.

Par ailleurs le taux est indiqué avec la mention « à partir de ». Et aucune explication bien entendu, sur ce « à partir de ». J’ai eu beau lire en détail la convention de compte, je n’ai rien trouvé. En gros, c’est l’inconnu… totalement inacceptable (et probablement peu légal).

Toujours rien pour expliquer la différence de tarif  entre les deux formules de service de banque à distance (homebanking). A force de fouiller, je finis cependant par trouver l’explication dans la convention de compte (presque 50 pages de texte écrit en tout petit).

Au chapitre «rapprochement automatique du relevé de compte », j’ai comme un doute. L’offre de base ne semble proposer l’export des relevés qu’au format PDF ; pour pouvoir exporter les relevés dans un format exploitable, il semble qu’il faille déjà être éligible à une option qui implique de passer au forfait à 25 Euros (et non plus à 19 Euros), et en outre l’option en question est facturée à prix d’or et fait carrément exploser la note : abonnement au service de 36 Euros mensuel pour commencer, plus un mystérieux 5 centimes par opération dont on se demande bien ce qu’il cache : ce ne serait tout de même pas 5 centimes par ligne dans le fichier (donc par mouvement sur le compte dans le cas d’un relevé de compte) ?

Heureusement Google existe et il semble bien que l’offre internet de base permette l’export des relevés bancaires  au moins en CSV, le support du format OFX qui a existé à une période semblant avoir été interrompu.

L’option « Business » de la carte Visa coûte 4 Euros par an (la carte sans l’option est disponible à 4 Euros de moins). Pas méchant mais ici encore on nous force la main dans le pack sur une option totalement inutile.

Allez, au chapitre des arnaques, je repère aussi les frais de 1.20 Euros pour l’exécution automatique d’un virement permanent, où le virement manuel est gratuit. Prenons un virement mensuel, multiplions par 12 mois, multiplions par quelques centaines de milliers de client, et rapprochons ça du coût du pauvre batch chargé d’exécuter les ordres … aïe, ça fait trop mal.

Conclusion

Le pack (19 * 12 = 228 Euros) est bien plus cher que les services pris individuellement (2.88 *12 de frais de tenue de compte, 3.75 * 12 de commission de mouvement minimale, 5.20 * 12 d’accès Internet, plus une carte bleue Visa classique à 41 Euros annuels, soit 183 Euros ). Une fois bien sur qu’on a dégagé cette assurance moyen de payement qui est inutile, et sans l’option Business sur la carte Visa aussi inutile. Et encore, sans l’arnaque patente sur le montant minimum de commissions de mouvements l’écart serait encore bien plus grand (en fonction du montant des dépenses engagées chaque année).

Bref, la Banque Postale semble bien nous prendre pour des perdreaux de l’année. Elle n’est sans doute pas pire que les autres, mais c’est elle dont j’ai dépouillée l’offre en premier. Elle va maintenant me servir de témoin pour aller interroger quelques autres banques.

Bon vu le temps que j’y ai passé pour une pauvre économie, ce n’est clairement pas rentable (et encore à condition qu’ils n’imposent pas leur pack pro), et les banques jouent surement là-dessus en complexifiant leur offre. Mais bon, c’est plus fort que moi, je ne supporte pas qu’on me prenne pour un canard sauvage. 

Je vais examiner rapidement l’offre de quelques concurrents mais je ne m’attends pas à ce que ce soit très différent. Quelques recherches rapides sur Internet semblent montrer que le prix moyen pour un service de base tourne autour de 20 Euros/mois, sauf pour les pigeons.


Banques en ligne

Etant donné que d’un point de vue légal et réglementaire, il n’y a pas d’obligation à ouvrir un compte « pro », je vais tenter ma chance avec les banques en ligne.

Boursorama

Contact pris avec Boursorama (tchat en ligne, aucun frais), il m’est confirmé que si une offre professionnelle a existée dans le passé, ce n’est plus le cas. Exit Boursorama.

FortuneoBanq

Contact par téléphone, numéro gratuit, « désolé on ne prend pas les pros. Si on voit des mouvements liés à une activité professionnelle sur un compte, on le ferme ». Exit FortuneoBanq

IngDirect

Contact par téléphone, numéro gratuit. Long temps d’attente.  « Désolé, nos condition générales interdisent l’activité professionnelle et l’ouverture de compte aux personnes morales ». «  Heu, je suis pas personne morale, je suis en entreprise individuelle », la ligne coupe, problème technique. Bon, je n’insiste pas, exit IngDirect

A ce stade, je m’attends à ce que ce soit pareil pour toutes les banques en ligne (bon, pas une grande surprise) ; le marché des entreprises est trop juteux.

BforBank

Contact par téléphone, numéro gratuit, ça ne  traîne pas, on ne prend pas les pros. Exit bForBanq.

HelloBank

Ce n’était pas mon premier choix mais bon tentons le coup. J’y ai déjà mes comptes personnels, et pas mal de liquidités. Peut être de quoi faire levier ?

Comme souvent, c’est une plaie pour les joindre (côté informatique ce n’est guère mieux avec un site régulièrement en carafe et des dysfonctionnements à peine croyables, heureusement que c’est gratuit… encore que depuis quelques mois ça semble aller mieux).

Mais je tombe sur un conseiller dynamique ; si dans un premier temps j’obtiens la même réponse avec toutefois en plus la proposition de rencontrer quelqu’un en agence, j’arrive à expliquer qu’une offre « pro » est surdimensionnée et qu’en tant que profession libérale non réglementée, j’ai juste besoin d’avoir un compte séparé. Renseignement pris, ce serait peut être possible dans ce contexte, il faut faire la demande par la messagerie interne du site pour contacter les personnes habilitées.

J’ai essayé, j’ai essuyé un refus. J’ai fait part du fait que j’allais devoir retirer mes fonds pour les mettre dans la balance dans la négociation avec une banque qui me ferait une offre intéressante. 

J’attends qu’ils me rappellent pour se mettre à plat ventre, d’habitude ça fonctionne, on verra.

Conclusion

Je sais par des témoignages qu’il y a des indépendants qui sont arrivés à avoir un compte chez IngDirect, et je garde bon espoir d’être accepté chez HelloBank.

Pour autant, c’est du cas par cas, et l’exception plus que la règle ; de façon générale, les banques en ligne ce n’est pas trop jouable.

Autres alternatives

Compte-Nickel

Une alternative que j’ai identifiée, et qui commence à être connue, c’est d’ouvrir un compte sans banque. Oui c’est possible et ça s’appelle Compte-Nickel.  

Le niveau de service est réduit au strict minimum mais ça ne coûte que 20 Euros par an pour une carte Mastercard, auxquels il faut ajouter des frais de 1 Euro par retrait. Allez disons que ça nous mène à 70 Euros par an. 

Par contre, il n’y a pas de chéquier, et on ne peut pas non plus encaisser de chèques. Tout ceci n’est pas très gênant dans mon cas.

J’ai contacté la société par mail et ils n’ont pas de fonction d’export des relevés bancaires (autre que format pdf qui n’est pas exploitable).

Solutions bancaires FIDUCIAL

J’ai connu au travers du forum d’un site d’indépendants (http://www.freelance-info.fr/). Ils proposent un compte courant pro à un tarif plus faible que celui des banques traditionnelles (15 Euros/mois) , et en plus il est rémunéré.

La commission de mouvements est incluse, il y a une CB Visa Business, des services web, et les outils de base (chèques, virements, prélèvements, tenue de compte). Je vais creuser leur offre.

J’ai rempli un formulaire, le lendemain on m’a rappelé pour un rapide échange, ils doivent m’envoyer le détail de leur conditions par mail. Pour le moment j’attends encore... Vu que leur première question était sur le montant de mon capital et que ma réponse n'a pas eu l'air de les emballer et que je ne vois rien venir, j'ai quelques doutes.

Conclusion générale

Trouver une banque n’est pas un chemin tranquille. Chercher la solution la plus intéressante est un chantier très consommateur en temps qui ne se justifie pas d’un point de vue économique (gain modeste par rapport au temps passé), sauf si on a du temps à perdre (ce qui est encore mon cas vu que je n’ai pas encore démarré). Par contre, se renseigner un minimum est utile, vu les pratiques douteuses des banques, pour ne pas se faire pigeonner.

Utiliser un compte "particulier" "standard" est possible en théorie mais dans la pratique les banques semblent forcer la main sur des offres plus onéreuses qui proposent des services dont tout le monde n'a pas besoin. Par ailleurs, il semblerait qu'elles ne soient pas motivées plus que ça par les comptes des petites entreprises individuelles, pas assez rentables...

Mise à jour (avril 2016)

Bon finalement Compte-Nickel n'accepte pas les entrepreneurs individuels, seuls les auto-entrepreneurs sont acceptés. Ils doivent sortir une offre en 2016.

Je n'ai finalement pas réussi à forcer la main à HelloBank. Tant pis.

Aucune nouvelle de Fiducial après le premier contact. J'insiste en les re-contactant, nouvel échange, bel effort de ma part pour expliquer que je suis un bon client, et au final je me fais jeter comme un chien, mon dossier n'est pas assez bien pour mériter leur intérêt... tant pis pour eux.

Après avoir consulté une seconde banque (Crédit Mutuel Nord Europe), je suis finalement parti avec La Banque Postale. Les débuts sont un peu pénibles, la procédure d'ouverture de compte est, comment dire, légèrement casse-burettes, m'enfin ce n'est qu'un moment pénible à passer.

Dernier point : j'ai fait un benchmark des offres d'expertise comptable en ligne (je ferais un petit article là dessus) et j'ai, notamment, pu constater que les offres entraient dans deux catégories. Ou le tarif est forfaitaire, ou il est corrélé au nombre de mouvements sur le compte bancaire pro. Ayant retenu l'offre de ECL Direct qui est tarifée au volume, je ne vais finalement pas prendre de carte bancaire sur le compte pro : je paye avec ma carte perso et je fais une note de frais mensuelle pour me rembourser depuis le compte pro et je diminue ainsi fortement le nombre de mouvements. Et le coût de mon compte pro (m'enfin là c'est des cacahuètes, c'est vraiment pour le plaisir de finasser).

mardi 9 février 2016

PC Desktop Fanless 3/3 - Assemblage et test

Troisième et dernier épisode de fin de mes aventures au pays du fanless

Premier épisode : le cahier des charges et le choix de la solution 
Second épisode : réception du boiter HDPLEX


1er contretemps

Deux caloducs trop long sur la gauche
J'ai commencé l'assemblage et je suis tombé sur un os.

Deux des quatre caloducs orientés vers le fond du boitier (angle à gauche) se sont avérés trop longs, ils dépassent du fond du boitier.

Renseignement pris auprès du fournisseur, le problème a été rencontré également avec d'autres personnes ayant opté pour une carte mère au format micro-ATX.

Je ne saurais dire si c'est un problème de conception, ou si le problème est aléatoire en fonction des cartes mères (le plus probable cependant). Comme je ne pense pas que la norme micro-ATX aille jusque spécifier la distance du socket depuis les bords de la carte, le problème ne pouvait pas être anticipé. Il est à noter que HDPLEX publie une liste de cartes mères validées sur son site. Si comme moi vous prenez un modèle non listé, je suppose que vous n'êtes pas à l'abri de ce genre de petit désagrément.

En inversant les caloducs 3 et 4, je n'en ai plus qu'un qui dépasse. Après m'être renseigné il s'est avéré que je pouvais soit ne pas monter le quatrième, soit m'arranger pour le raccourcir, le caloduc devant cependant rester fermé (on ne peux pas juste le scier pour le raccourcir).

Téléphone arabe
Tant qu'à faire je l'ai fait transmettre, par personne interposée, à un ami qui a le matériel pour travailler des tuyaux de cuivre de petite section, pour avoir quelque chose de propre ; mais le téléphone arabe est passé par là et la pièce que j'ai récupérée était écrasée en son extrémité, du coup elle n'était plus ronde et ne rentrait plus dans les rainures latérales. Pour finir, j'ai coupé la partie écrasée et j'ai fait ressouder le bout qui avait été coupé en insérant un pas de vis en interne pour guider le tout. Un peu brutal mais ça l'a fait.

Montage aisé, ou presque

Je n'ai pas rencontré de difficulté particulière pour le montage. Il faut dire aussi que mon montage était très basique, juste un SSD, pas de carte d'extension, pas de carte vidéo.

La visserie est fournie en nombre et en qualité. J'ai pu monter et démonter certaines parties sans souci, c'est qualitatif.

J'ai pris quelques photos au fur et à mesure de l'avancement

La première étape ne présente aucune difficulté. On fixe sur la carte mère le support du bloc de refroidissement, puis on la pose sur des entretoises en fond de panier.

On enfiche le processeur et on fixe la partie inférieure du bloc de refroidissement (en cuivre).

Fixation du côté droit puis test de mise en place des caloducs. C'est là que j'ai relevé le problème mentionné plus haut.

Ensuite, on met en place les deux parties de l'alimentation électrique, leur emplacement est repéré.
Mise en place des deux éléments de l'alimentation sur le fond du boitier

Je n'ai pas pu fixer le bloc d'alimentation sur les 4 trous prévus, l'ajustement n'étant pas parfait mais ce n'est pas un souci du tout, 3 vis suffisant bien. C'est une pièce qui ne subit aucune vibration, il ne peut rien lui arriver.

Fixation du bloc AC/DC
Les trous de fixation du premier puis du second bloc
Je suppose que le problème a été vu et corrigé car quand j'ai reçu un second bloc (le premier étant défectueux), j'ai vu que les pâtes de fixation ont été modifiées.





Cage disque en place
Mise en place de la cage disque et fixation du SSD

Flanc gauche
Mise en place du côté gauche et branchement de ses connecteurs
(le reset, les prises USB3, prise casque, les prises USB2)

Facade avant
Mise en place de la façade avant (amovible)
Si vous êtes observateur, vous avez du voir que le disque est fixé dans le mauvais sens sur la cage (et pas le même que sur la photo précédente). Je l'avais monté dans le mauvais sens, je m'en suis rendu compte quand j'ai voulu le brancher et que je n'avais pas accès au connecteur SATA (non mais quel crétin !)

Mise à la masse
Ne pas oublier de relier la terre à la carcasse (non mentionné dans le manuel)

L'interrupteur de la façade avant comporte deux câbles à relier à la carte mère.

Le câble avec deux fils vert et blanc est à brancher sur le connecteur "panel", sur les pins PWR+ (fil vert) et PWR- (fil blanc).

Le second connecteur avec deux câbles noir et rouge est à connecter sur un header pour ports USB2. Il utilise les pins normalement destinés à l'alimentation d'un port USB pour alimenter la lumière du connecteur en façade (les effets de lumière se configurent via des petits jumpers sur le dos de l'interrupteur).

A noter : on ne branche ni haut parleur interne, ni voyant d'activité du disque (non prévus dans le boitier conçu pour un usage HTPC).

Le câble de reset (branché sur le connecteur "panel" sur RST+ et RST-) est relié au connecteur de façade inclus dans le côté gauche.


Non, la seule difficulté, et là je dois dire qu' avec mes gros doigts maladroits j'ai eu du mal, c'est d'appliquer la pâte thermique proprement dans les rainures du boitier et du bloc de refroidissement, avec le petit outil en forme d'haltère.

L'outil est tout petit à manipuler, il serait pertinent d'avoir un bout plus gros pour faciliter la prise. La boule de l'haltère s'est désolidarisée du manche et la récupérer dans la rainure n'est pas simple, je me suis mis de la pâte plein les doigts. Bref, j'ai fait ça un peu comme un malpropre et j'ai manqué un peu de pâte du fait que j'en ai gâché.

Pour le reste, ça va tout seul.

2nd contretemps

Tout content, j'allume la bête pour un premier test et là grosse désillusion ; le bloc AC/DC produit un sifflement aigu insupportable, surtout quand on a craqué sa bourse pour une machine totalement noiseless.

Bloc cramé
Le premier bloc qui a cramé (zoomer)
Contact pris avec le fournisseur, pas de souci, il m'en renvoie une autre sans discuter.

Finalement, le sifflement devait être lié avec un défaut quelconque car l'alimentation a fait sauter mon disjoncteur et a cramée au bout d'une journée.

Je reçois la pièce de rechange très vite, je la met en place et là que du  bonheur. La machine est totalement silencieuse.


Bon finalement j'ai donné le premier bloc à mon frère, il est électricien et avec un peu de chance il va pouvoir  le réparer et le recycler pour un autre PC qu'il veut se mettre en place.

Bios
Un petit contrôle avant de refermer le dessus du boitier

Installation de l'OS, pas un long fleuve tranquille

Normalement c'est une simple formalité. Ben non, pas cette fois.

Premier souci, la clé USB bootable n'est pas détectée... Après avoir fouillé en vain les options de l'UEFI pendant un moment, et testé plein de combinaisons sans trop y croire (et sans succès), je finis par tilter qu'il faut la brancher sur un port USB2 directement connecté à la carte mère, et pas sur un port USB3 branché sur un header d'extension. Sans doute une limitation des drivers de l'UEFI. J'étais à deux doigts de désosser le graveur de DVD d'une autre machine.

Désillusion suivante, qui n'a rien à voir avec le boitier : je m'aperçois que la GPU intégrée des skylake (dernière génération des processeurs Core) n'est pas supportée par Linux... Il faut attendre la version 4.4 du noyau, et les distributions de bureau ne seront sans doute pas disponibles avec cette version du kernel avant un petit moment.

Il y a bien moyen d'activer un support expérimental, avec plus ou moins de garantie, ou d'upgrader le noyau, avec plus ou moins d'instabilité résultante du système, mais je n'ai pas envie de me prendre la tête pendant des semaines.

Je suis un peu dépité, je n'ai pas pensé à vérifier que le driver était disponible quand j'ai élaboré ma configuration mais jamais je n'aurais imaginé avoir un problème pour un composant aussi standard et mainstream, quand même sorti depuis quelques mois. Bref, Linux sur le desktop a encore des progrès à faire.

Tant pis, je reviens en Windows 10. Je récupère une licence Pro via un contrat MSDN, et roule ma poule. Contrairement à ma première installation (upgrade d'un Seven), je ne me fais pas avoir par le gros bouton "installation rapide" et je vais bien chercher le petit lien planqué pour désactiver toutes les options merdiques activées par défaut.

J'ai quand même dû m'y prendre à plusieurs fois : j'ai d'abord laissé l'installeur créer les partitions sur le disque vierge, et il m'a fait une partition système qui prend 100% du disque...

J'essaye de retailler la partition mais rien à faire, je ne peux pas la descendre à moins de 120 Go !

je refais une installation et cette fois je prend la main pour créer une partition bien taillée, et là Windows refuse de s'installer : l'installeur a créé une table de partition MBR et Windows détectant qu'il tourne sur un système UEFI réclame une table de partition GPT. NomdidjieuDeNomdidjieu !

Après quelques instants de perplexité, je reboote sur une distribution Linux live, je lance GParted (outil de gestion des partitions), je supprime toutes les partitions, je créé une table de partition GPT et rebelote. Cette fois ça passera.

En fait, je ne sais pas si c'est un bug de l'installeur Windows qui en l'absence de table de partition en créé une en MBR par défaut, ou si c'est moi qui ai fait une erreur : je ne connais pas bien cette carte mère et elle propose plusieurs modes de démarrage quand on boote sur USB, il est possible qu'il faille prendre une option démarrage UEFI et que je ne l'ai pas fait le moment venu. Ca restera une interrogation, après 3 installations je n'ai pas envie de m'en taper une quatrième, voire une cinquième, juste pour déterminer ce point. On va dire que c'est un bug de Windows (mauvaise foi quand tu nous tiens).

Le SSD de bâtard !

J'ai regardé "les tuches" hier à la TV. Pas très fin m'enfin ça passe une soirée, et j'ai retenu l'expression favorite du mongol de la famille : le "ce que tu veux" de bâtard !

Je commence à utiliser la machine, et je suis impressionné par la performance. Du coup, je fais quelques tests basiques en comparant le temps de traitement d'un très gros fichier RAR multi-volumes entre mon ancienne configuration et la nouvelle.

En passant d'un core i7 à un core i5 moins rapide en fréquence, avec la même quantité et les mêmes barrettes de mémoires, le même OS, sur SSD dans les deux cas, je divise par plus de deux mon temps de traitement (et à priori WinRAR exploite bien le multi-threading).

Il me faudra faire d'autres tests plus poussés mais d'ores et déjà je m'aperçois que je ne me suis pas trompé dans le choix de mon SSD.

Il est vraiment impressionnant de vitesse : j'ai choisi un modèle qui explosait tout dans les benchmark et je l'ai payé cher, en me sentant presque un peu coupable de me laisser convaincre par les sirènes du marketing. Mais non, c'est vraiment une bête de course.


Et le refroidissement ?

J'ai trouvé, avec un peu de difficultés, le soft idéal sous Windows 10 : Piriform Speccy. Il m'affiche dans la barre de notifications en temps réel la température du processeur. ça me rassure.

Pour le moment que du bon. En utilisation bureautique, je suis à maximum 31° (29 en idle). Ca reste stable après plusieurs jours sans éteindre la machine (qui passe en veille ceci dit).

Je n'ai pas encore lancé la machine en burn car de toute façon je ne vais pas l'utiliser pour des traitements lourds. Je ferais un update ici quand j'aurais un peu de temps, disons cette semaine, mais pour le moment, sur quelques traitements un peu plus conséquents je n'ai pas dépassé les 45°.

Conclusion

J'ai atteint mes objectifs. J'ai débranché mon ancien système qui va être désossé et réutilisé pour un NAS qui sera dans une autre pièce, et je me délecte du silence total de fonctionnement de mon petit plaisir.

Le boitier est gros et c'est normal car il n'est pas prévu du tout pour un usage bureautique (à la base c'est un boitier au format équipement hifi pour un système home-média), et c'est exactement ce qu'il me fallait car je peux le poser sous mon scanner/imprimante et ainsi ne pas perdre de place sur mon (petit) bureau.

Même si j'ai eu quelques petits soucis, je ne peux que me féliciter de la collaboration avec HDPlex, Larry l'ingénieur qui a conçu le boitier s'est toujours montré très réactif en réponse à mes divers mails et n'a pas sourcillé une seconde quand il a fallu renvoyer des pièces (dont une petite pièce que je ne trouvais pas et que j'avais probablement égarée).

Je doit faire encore quelques tests plus poussés pour vérifier le refroidissement en conditions de forte charge, mais je ne suis pas inquiet. Je ferais une mise à jour de ce post, et d'ici là je ne peux que recommander ce boitier, à condition toutefois d'être un minimum expérimenté en assemblage d'ordinateur et de lire l'anglais. Je posterais également le résultat de ces tests sur la section du forum hardware.fr dédié à la communauté du fanless en France.

02/04/2016 : Update (important)

Il y a une erreur que j'ai commise et il me semble important de le préciser car je me rends compte à la lecture des stats que l'article est pas mal consulté.

J'ai coupé un des caloducs : c'est une erreur. En effet, un gaz circule à l'intérieur qui participe au refroidissement. Donc en coupant un caloduc je lui ai retiré toute efficacité. Mon anglais limité et les échanges par mail avec l'ingénieur de chez HDPlex m'ont enduit avec de l'erreur. La préconisation était de courber le caloduc afin qu'il puisse prendre place mais en aucun cas je n'aurais du le couper. Voilà la précision est apportée, mea culpa.

Autre petit point. J'ai eu une mauvaise surprise avec la carte mère Gigabyte (en plus j'en ai acheté une deuxième pour une seconde machine). Impossible de faire fonctionner un périphérique SATA connecté en USB3 sous Windows 10. J'ai tout essayé et après moult échanges avec le support technique j'ai fini par jeter l'éponge. Peut être une mauvaise série (le support Gigabyte a monté une plateforme à l'identique et ne reproduit pas). Ils m'ont proposé de renvoyer la carte pour échange mais j'ai besoin de ma machine et je n'ai pas envie de refaire le montage des caloducs... donc tant pis, je ferais autrement et sait on jamais ça se réglera peut être tout seul avec une maj de pilotes. Au pire, je peux toujours booter sur un linux live, car bizarrement ça fonctionne parfaitement sous Linux... L'informatique quelque fois c'est quand même un peu du vaudou.

samedi 5 décembre 2015

PC Desktop Fanless 2/3 - La réception

Suite de mes aventures au pays du fanless. 

Le facteur a sonné à ma porte ce samedi dernier et m'a livré le magnifique boitier HDPLEX H5 (2nde génération), c'est un peu noël avant l'heure. 

J'avais déjà reçu le processeur, la carte mère et le SSD depuis quelques jours. Après une partie de chasse aux prix, j'avais fait mes emplettes chez RueDuCommerce pour le processeur et GrosBill pour le reste. La RAM est recyclée d'un ancien PC (c'est pour ça que j'ai pris une carte mère qui supporte la DDR3 et pas la DDR4).

Vous pouvez cliquer sur les photos pour les afficher en full screen et en HD.

ça y est la bête est arrivée

Premier constat, tout est extrêmement bien emballé et protégé, c'est du cousu main et de la grande qualité. C'est pas donné mais on en a pour son argent.

Au fond à gauche, c'est la moitié de l'alimentation électrique, le bloc DC/ATX qui reçoit le courant continu et dont sortent les différents câbles qui vont alimenter la carte mère, les disques etc.

Au fond à droite, c'est la façade avant du boitier.

Au milieu à gauche le dissipateur thermique pour le processeur

Au milieu à droite, les différentes pièces internes (incluant les connecteurs de la façade latérale). En avant plan, on a les plaques qui constituent le reste du boitier à plat en pièces détachées, chaque pièce étant protégée par une épaisse feuille de mousse, et le tout emballé dans un gros bloc de mousse dure.

La carte mère, le SSD et le processeur sont sur la droite. J'ai détaillé ces composants dans le premier article de cette série.

Il manque une pièce : la première partie du bloc d'alimentation électrique, celle qui reçoit le courant alternatif et le convertit en courant continu. 

J'ai fais un mail à HDPLEX pour signaler le problème, et j'ai eu un retour dans la foulée ; la pièce est expédiée à part et l'expédition est en cours. Avec le numéro de tracking fourni dans la réponse, j'ai pu voir qu'elle était cette fois ci envoyée de Hong Kong (probablement un souci de stock sur le dépôt Européen situé en Allemagne d'où provenaient le reste des pièces) par avion, et actuellement à Paris avant de m'être envoyée sur Reims. Ils ne regardent pas à la dépense chez HDPLEX.

Bon, c'est juste un petit désagrément temporaire.



l'alimentation électrique, le bloc DC/ATX

Tout est là, le bloc proprement dît dans son emballage anti-statique, les deux câbles pour l'alimentation de la carte mère, le câble avec une prise Molex et 3 prises SATA pour l'alimentation des périphériques. 

Il y a en sus deux câbles dont je n'aurais pas l'usage et qui servent à priori dans le cas où on utilise un boitier d'alimentation externe du type de ceux qu'on trouve avec les ordinateurs portables (deux câbles car deux types de connecteurs se rencontrent sur le marché). Je n'en aurais pas l'usage car j'ai choisi un bloc d'alimentation interne.

Zoom sur le bloc proprement dît (image provenant du site HDPLEX).

Les spécifications détaillées sont disponibles chez le fabricant.








Le boitier : fond, dessus, côtés

A l'avant plan, le fond : on remarque la qualité de la réalisation et le soin avec lequel sont tracés les différents repères.

A l'arrière plan, le dessus. Au fond à gauche un des deux côtés. Quelle beauté ! 

La particularité de ce boitier conçu pour les solutions fanless est que les côtés participent à la dissipation de la chaleur, d'où les ailettes et la matière.

Le boitier, la façade avant

La façade avant avec le trou destiné au positionnement de l'interrupteur.

Sur la gauche, le composant électronique avec 5 petits poussoirs activés par l'interrupteur, puis l'interrupteur de série (il est possible de le faire personnaliser avec la gravure au laser du motif de son choix), et la charnière de la façade.

Encore une fois, c'est emballé avec grand soin, avec un plastique dur moulé sur mesure.


Le boitier, le bazar interne

Ici encore, tout est protégé par un capot en plastique dur moulé sur mesure.

On voit sur la droite le bloc de connecteurs externes (usb3, usb2, connecteur pour alimenter un périphérique externe de son choix depuis l'alimentation interne, prise casque, bouton de reset) et les câbles (ou la nappe pour la connectique usb3) qui vont servir à raccorder tout ça à la carte mère.

Au milieu, on a la fiche qui servira à raccorder le PC au réseau électrique (partie femelle en haut) et au bloc d'alimentation (partie mâle en bas qui se branchera sur la pièce qui me manque, le convertisseur DC/AC). On voit les 4 patins qui se placeront sous le boitier. Puis, toute la visserie, les pièces mobiles pour obturer/ouvrir les ouvertures à l'arrière du boitier selon qu'on a ou pas branché des cartes d'extension sur les ports PCI(-E) de la carte mère, le support de disque etc.

On peut remarquer que les outils pour le montage sont fournis, délicate attention.

Le système de refroidissement

Là on touche au grandiose.

Alors on voit le bloc en cuivre qui va être posé sur le processeur pour en aspirer la chaleur (avec sa pâte thermique pré-appliquée). 

Puis le bloc avec des ailettes en bas à gauche, qui doit être en aluminium je pense, et qui va conduire la chaleur vers les tuyaux coudés en cuivre (qui seront clipsés sous le bloc en alu).

Les tuyaux en cuivre (caloducs) se chargeront quand à eux de promener  la chaleur et donc de la dissiper au sein du boitier, pour finalement la conduire sur les côtés du boitier qui finiront de l'absorber (le métal va absorber la chaleur sur toute sa surface et va bénéficier de l'air plus frais à l'extérieur du boitier). Si vous avez bien compris le principe, en plus d'avoir un ordinateur fanless, on a un radiateur, elle est pas belle la vie ! Ceci dis, je vous rassure c'est une boutade, le boitier ne chauffera pas assez pour constituer une gêne (mais on s'en assurera par quelques tests).

On peut remarque que la pâte thermique est fournie. A priori c'est la référence Z5 du fabricant Deep Cool, je ne la connais pas mais à priori, après quelques recherches sur le web, c'est un produit d'excellente qualité. Un benchmark sur harwaresecrets, mon site préféré, la classe très bien : c'est ici.

Le reste de l'alimentation électrique (bloc AC/DC)

Bon la pièce n'est pas là encore, mais je ne doute pas de la recevoir un peu plus tard. J'ai contacté HDPlex qui m'a rapidement rassuré, la pièce est en cours d'expédition.

Je met une photo prise sur le site HDPLEX.

Les spécifications détaillées sont disponible ici.


Et un premier upgrade en vue

Le boitier est tout nouveau et je fait partie du premier lot d'utilisateurs, mais néanmoins je ne suis pas le premier : HDPlex a eu des retours terrain des premiers assemblages et en a tenu compte pour améliorer quelques bricoles : la charnière de la façade avant, le bloc de prises façade (sur le côté).

J'ai eu un mail ce matin, les mises à jour de ces pièces vont m'être envoyées gracieusement ; du coup, plutôt que de re-démonter la machine, je vais attendre de les réceptionner.

Moi je trouve la démarche carrément honnête et professionnelle ; j'apprécie le geste.


Conclusion (temporaire)

Bon, j'espère recevoir rapidement la pièce qui manque et l'upgrade. Ensuite, y a plus qu'à...

Habituellement j'assemble des PC classiques, ici il y a un peu plus de travail :
  • il faut assembler le boitier fourni en pièces détachées
  • il faut assembler le système d'évacuation de la chaleur
  • l'alimentation électrique est en deux parties indépendantes (voire 3 si on compte le câble qui fournit la connectique externe ; l'alimentation électrique est pensée de façon très modulaire)


Mais rien de bien compliqué à priori,c'est du mécano, donc plutôt fun. Et le manuel fourni est de super qualité, même si mon anglais très imparfait me joue des tours.

A suivre

samedi 28 novembre 2015

PC Desktop Fanless 1/3 - La conception

Un matin en me levant, j'ai décidé de changer mon équipement informatique. Hé houais suis comme ça moi, une vraie bête, une pure tête brûlée ;-)

Au cours de mes recherche, je me suis intéressé à un système Fanless. Ceci est mon histoire ;-) Plus sérieusement, voici un témoignage en matière de Fanless. Ca va aussi causer un peu de NAS à la marge.

Equipement initial

Le boiter est un Antec P180, en format grande tour, qui pèse un âne mort et prend plein de place. Mais qui a le dos large.

Le processeur est un Intel core i7-3770 (core 3éme génération) avec 8 Go de RAM (4 x 2 Go).

La carte mère Asus P8Z77-V LX2 (donc en chipset Z77) est très honnête.

Les disques sont plus qu'honorables avec un SSD Samsung 830 pour le système, deux disque durs 10 000 rpm en RAID 0 pour le travail (WD Velociraptor), et un gros disque 3 To 7200 rpm pour le stockage, plus un disque 1 To que j'ai du ajouter récemment pour le stockage toujours (ben oui, les vidéos ça prend de la place). 

Et avec tout ça, aujourd'hui je fais essentiellement un peu de bureautique sous MsOffice, et du surf sur Internet... plus quelques bidouilles sous Linux (dual boot), autant dire que c'est plus que luxueux et qu'il n'y avait pas vraiment urgence à changer.

A ma décharge je l'ai dimensionnée à une époque où pour mon activité professionnelle je faisais tourner plusieurs VM en parallèle, sous VMWare, pour héberger des bases de données ou des serveurs divers et variés sous Linux. Puis, j'utilisais des environnements de développement Java plutôt lourds (Eclipse avec moult plugins) sur des projets de taille non négligeable.

Bon quel intérêt à raconter tout ça, à part pour pour mon classement sur jemelapete.com ? Juste pour éclairer la suite.

Réflexion initiale, cahier des charges

Alors, les données du problème sont :

  • J'ai déménagé, et mon bureau actuel est bien plus petit que celui dont je disposais avant. Je voudrais récupérer de la place sous le bureau pour avoir des blocs tiroir mais mon P180 prend la place.
  • Je n'ai pas de place sur le dessus du bureau pour poser une mini tour, ni même un PC de tout petit format (genre NUC, ou mini ITX)
  • Alors que ma configuration était assez silencieuse, j'ai maintenant des nuisances sonores : les ventilateurs ont vieilli (le P180 en est quand même à sa 3éme carte mère) ; la cage disque est bien pleine, ça chauffe et il faut ventiler plus fort.
  • J'ai plein de fichiers auxquels je tiens, et plus de possibilité de sauvegarde au vu de mes volumes
  • J'ai plein de temps à perdre et pas beaucoup d'argent à jeter par les fenêtres


La réflexion qui en découle est la suivante :

  • Il me faut un PC de bureau en format dekstop classique (le format d'origine des PC, un bloc rectangulaire) comme ça je peux le poser sur mon bureau sous l'écran ou sous le scanner/imprimante
  • Comme ce format limite les possibilités d'usage et que je veux un truc silencieux, j'ajoute un NAS que je mettrais dans une autre pièce et qui pourra faire autant de bruit qu'il faudra par rapport à ce que je veux lui faire faire. Et qui supportera des fonctionnalités RAID avancées pour la redondance et donc la sécurité de mes données (et bien sur une sauvegarde externe)
  • Vu que j'ai du temps et quelques compétences, pas beaucoup d'argent à jeter par les fenêtres, et du matériel qui est tout sauf périmé, je vais recycler un maximum de choses de ma configuration existante
  • Vu que je peux m’asseoir sur ma licence Windows qui est OEM (liée à ma configuration actuelle, non transposable sur une nouvelle machine), que Windows 10 me casse les bonbons (c'est officiel, W10 est un malware), et qu'il n'est pas question que je paye une nouvelle licence, et que je suis trop vieux pour m'emmerder à la pirater, je passe ces deux machines sous Linux. 
  • Comme j'ai une dépendance sur Windows pour certains logiciels, et que je ne peux pas la lever, je vais me débrouiller pour me procurer une licence légale gratuitement ou à bas prix ; je l'utiliserais pour une VM W7 qui tournera sur le NAS, je m'y connecterais en bureau distant depuis le desktop. Il me faut donc un solution de virtualisation pour le NAS.


A partir de là, j'ai commencé par me mettre à jour sur le hardware actuel car j'avais lâché l'affaire depuis environ 2 ans 1/2 et que les choses évoluent très vite. Puis, je me suis mis à la page sur les distributions Linux et les environnements de bureau, sur les solutions de virtualisation, et tant qu'à faire d'infrastructure Cloud (bon j'ai un copain spécialiste du bignou qui m'a poussé au cul). 

Facile 2 mois plus tard, je sais à peu près où je vais. 

Et le Fanless là dedans ?

Pfouu relou le gars, 40 pages et il parle pas encore de Fanless !

Alors le Fanless c'est quoi ? C'est un PC sans aucun ventilateur donc très silencieux. La seule source de bruit possible résiduelle ce sont les disques durs mécaniques, et si on veut un PC totalement silencieux, noiseless, il suffit de renoncer aux disques durs mécaniques et n'user que de SSD.

Et là ça rentre bien dans mon cahier des charges : je veux un truc silencieux, et comme d'une part je vais déporter sur un NAS le stockage qui ne peut se faire qu'avec des disques mécaniques (le prix au To des SSD étant toujours rédhibitoire pour de gros volumes), et que d'autre part vu l'usage de ma machine de bureau je peux me contenter d'un "petit" disque, le SSD est dans mes prix.

Les contraintes spécifiques liées au Fanless

La dessus viennent  d'autres contraintes : 

  • les processeurs puissants chauffent beaucoup. 
  • les cartes vidéo encore plus

Bon, je ne joue pas avec ma machine, donc pas besoin de carte vidéo dédiée, la GPU intégrée d'un processeur Intel Core récent me suffira amplement. 

Pour le processeur, c'est un poil plus compliqué : il y a des solutions à base de gros boîtiers très aérés qui peuvent accueillir de gros blocs de refroidissement, mais ça ne rentre pas dans mon cahier des charges. Ces solutions sont aussi assez onéreuses (les blocs de refroidissement coûtent un bras, les alimentations électriques fanless aussi, et les boîtiers adaptés itou).

Rappelons ici que j'ai exclu les mini PC, genre NUC ou format mini ITX, car même ça ne rentre pas sur mon bureau. En outre ça limite trop les choix en terme de processeurs (trop peu puissants à mon gout). Ces solutions ne sont par ailleurs pas données non plus, et n'ont aucune évolutivité.

Donc je veux un boitier au format desktop. Et là, manque de bol je suis déphasé avec les tendances du marché, on ne trouve plus beaucoup de ces boîtiers sur le marché, et ils ne sont pas adaptés au fanless (trop petits pour un gros dissipateur, pas adaptés pour l'autre technique utilisée et dont je vais parler).

A ce stade, il ne me reste que la solution HTPC. Les HTPC (Home Theater PC) sont destinés initialement à une utilisation dans un salon, comme brique d'un système multimédia, et destinés à être connectés à divers équipements de salon (chaîne Hifi, ampli 5.1 télévision grand écran etc.). Comme un ventilateur qui fait un gros "vroum" pendant que vous regardez un films, ça ne le fait carrément pas, les technologies fanless sont assez développées sur cette niche.

La technologie utilisée pour réussir à refroidir des processeurs puissants, voire des GPU, consiste à conduire la chaleur sur les parois du boitier qui participe ainsi au refroidissement. C'est un peu comme un chauffage central : la CPU chauffe (comme le brûleur d'une chaudière), les watts dégagés sont aspirés par une pièce métallique posée dessus (comme le ballon d'eau d'une chaudière) et depuis laquelle partent des tuyaux (comme des conduites de chauffage) qui vont transmettre la chaleur aux parois du boitier qui vont la dissiper à l'extérieur (comme un radiateur qui chauffe une pièce). Tout comme un chauffage central donc, sauf qu'il n'y a pas d'eau et que seules les propriétés thermiques des métaux utilisés permettent la conductivité.

Cette tuyauterie amène des contraintes mécaniques : il faut de la place au sein du boitier pour faire circuler les tuyaux qui conduisent la chaleur de la CPU vers les parois, et toutes les cartes mères ou assemblages ne sont pas possibles. D'autre part, il faut un boitier spécifiquement conçu, avec une carcasse en métal qu soit bon conducteur thermique, ajourée, et avec des ailettes pour faciliter la dispersion (comme un radiateur on vous dis).

Enfin, il y a des limites à ce que ce systèmes peuvent évacuer comme chaleur. Cependant ici, j'ai trouvé des solutions capables de supporter des températures assez élevées pour offrir une palette de choix suffisante pour mes besoins en terme de processeurs.

Puis n'oublions pas non plus que les dernières générations de processeurs Intel (skylake) ont fait de gros progrès en terme de TDP (de température dégagée). Et qu'il existe des versions spécialement optimisée pour dégager moins de chaleur ; malheureusement ce sont soit des versions de processeurs pour bureau dégradées en cycle d'horloge (donc moins rapides), soit des versions spécialement conçues pour les ordinateurs portables qui coûtent cher et sont très difficile à se procurer en France pour des particuliers (mais ça se trouve à l'étranger).

Ces contraintes, plus le fait qu'on est sur un marché de niche, plus le fait que la clientèle HTPC a généralement le portefeuille bien garni (ben oui, c'est pas tout le monde qui a un système multimédia de pointe dans son salon), plus le fait que les HTPC trônent dans le salon et doivent avoir un très beau design qui ne fait pas tâche avec le reste des éléments Hifi hors de prix, font que ces boîtiers sont onéreux.

Donc conclusion temporaire, quel que soit mon choix, il va falloir passer à la caisse et redimensionner mon budget initial, ou renoncer au fanless.


Sources utiles, remerciements

Bon, le fanless m'est tombé dessus un peu par hasard, au fur et à mesure de mes promenades sur le web. En fait, j'avais défini une configuration classique puis au dernier moment j'ai voulu l'améliorer et la rendre fanless à moindre coût après avoir lu quelques informations sur le sujet.

Novice sur le sujet, j'ai imaginé une configuration comme j'ai pu, puis j'ai trouvé une "communauté du fanless Français" sur un forum de Hardware.fr animé par une bande de fous furieux. J'ai exposé mon idée, je me suis fait (gentiment) démonter en deux secondes car j'étais complètement à côté de la plaque. Déjà, ça m'a évité de faire fondre mon processeur ...

Puis grâce à l'aide de cette communauté je suis monté en compétences sur le sujet, et j'ai étudié diverses pistes qui m'ont été suggérées, pour finalement retenir celle du tout nouveau boitier HTPC de la société HDPLEX, le H5 2nde génération (tout nouveau).

Donc, pour les curieux, quelques bonnes adresses :



Ma config de bureau Fanless

A titre d'information, j'estime le surcoût lié au fanless à 250 Euros environ dans mon cas. Inutile de dire qu'en valeur relative c'est énorme par rapport au coût initial de ma configuration mais le silence est d'or.

Au final, j'estime que ça vaut le coût car le boitier HTPC répond parfaitement à mon cahier des charges, c'est un très bel objet qui me servira dans la durée, que je pourrais probablement recycler, et qui aura une valeur à la revente.

Le boitier / alimentation électrique

J'ai choisi le boitier HTPC H5 2nde génération, de la société HDPLEX.

Il répond parfaitement à mon cahier des charges. Il permet en théorie de refroidir des processeurs dégageant jusque 95 Watts. 

La lecture des spécifications techniques permet de voir qu'on a affaire à du matériel haut de gamme pensé par des spécialistes. Forcément le prix s'en ressent mais on n'a rien sans rien.

J'ai apprécié la qualité de la documentation, et la possibilité d'échanger avant achat sur le forum dédié à cet appareil : http://www.hd-plex.com/forum/showthread.php?t=2464

Je ne suis pas là pour faire l'article, je vous laisserais le soin de prendre connaissance des spécifications techniques sur le site du constructeur, et je me contenterais de quelques remarques :
  • prenez bien soin de lire les spécifications techniques, et le guide d'installation
  • n'hésitez pas à aller poser des questions sur le forum
  • ne perdez pas de vue que, selon ce que vous voulez faire rentrer dedans, il peut y avoir des surcoûts (dissipateur supplémentaire pour carte graphique, nappe spécifique requise dans certains cas selon l'utilisation que vous faîtes des cartes d'extension PCI-E de la carte mère, cf manuel d'installation)
  • bien sur, n'oubliez pas de choisir une alimentation électrique adaptée


J'ai été un peu perdu au début dans le choix de l'alimentation électrique. 

Jusqu'à présent, j'utilisais des alimentations ATX "classiques", une simple boite qu'on installe dans le boitier PC et d'où partent les câbles pour alimenter la carte mère et autres composants. 

Ici, cette boite est décomposée en deux éléments qu'on doit combiner de façon cohérente :
  • AC/DC : un premier élément convertit le courant alternatif (AC) en courant continu (DC). Il faut le dimensionner en fonction de vos besoins, c'est à dire de la consommation cumulée maximum de l'ensemble de vos composants.
  • DC/ATX : un second élément qui reçoit le courant continu du premier et d'où sortent les câbles habituels pour alimenter la carte mère etc.


La conception du boitier est très modulaire et vous laisse de nombreuses possibilités en terme d'alimentation électrique. Par exemple, le boitier AC/DC peut être interne ou externe. L'intérêt ici est que si vous disposez d'un chargeur d'ordinateur portable en rab, vous pouvez l'utiliser comme boitier externe et faire l'économie d'un élément. Le packaging comprend le nécessaire pour vous permettre de le raccorder. Je n'ai pas creusé cette possibilité mais il est possible de directement relier le boitier à un onduleur pour ceux qui veulent le summum du summum.

Pour ma part, j'ai pris l'option "combo 160W AC/DC + DC/ATX nanoATX". J'ai donc une alimentation interne de 160 W ce qui est parfait dans mon cas car je devrais l'utiliser à environ 50 % de ses capacités ce qui est l'idéal (c'est là qu'il y a le meilleur rendement, c'est à dire que l'énergie perdue en chaleur dégagée est la plus faible par rapport à l'énergie fournie).

Processeur

J'ai pris un core i5-6500 skylake. Son TDP est de 65 Watts.

Le boitier supporte des TDP de 95 Watts et j'aurais pu prendre plus puissant mais d'une part je préfère garder une marge de sécurité, et d'autre part ce processeur sera suffisant pour ma machine de bureau, sachant que dans mon projet pris dans sa globalité, les traitements lourds que je peux faire aujourd'hui et qui justifient un core i7 plus rapide et avec le HT (Hyper Threading), seront déportés sur le NAS (qui aura la CPU qui va bien).

Carte mère

J'ai pris la carte H110M-S2PV DDR3 de GigaByte.

Je n'aurais qu'un SSD à brancher, et quelques ports USB. Du coup, même pas besoin d'un support RAID par le chipset, pas question d'overclocking dans une configuration fanless, pas de carte vidéo bien sur. 

Bref, tout ceci me permet de prendre le chipset H110 le moins puissant et le moins évolué, ainsi qu'une carte d'entrée de gamme destinée au marché des petites configurations de bureau au prix tiré vers le bas. Pour autant, j'ai tapé dans la gamme UltraDurable GigaByte pour ne pas sacrifier la qualité.

J'ai pris la version DDR3 pour pouvoir réutiliser deux barrettes de RAM de mon PC actuel. J'upgraderais éventuellement ultérieurement en 2 x 4 Go avec des barrettes plus performantes mais pour le moment ça devrait bien suffire vu la vocation de la machine.

SSD

Bon là, j'ai un peu craqué, je dois bien l'avouer. Mais vu que je suis descendu en gamme en terme de processeur, je me suis dit autant soigner les I/O. Puis j'ai économisé sur la carte mère, alors ...

J'ai pris un SSD SandDisk Extreme PRO 240 Go. Il est clairement cher, pour le même prix je pourrais avoir un 480 Go ces jours ci (black friday), mais d'une part 240 Go me suffisent largement (le stockage sera sur le NAS), et d'autre part ce SSD se démarque largement dans tous les benchmark que j'ai pu lire en terme de rapidité,le machin est une vraie fusée.

RAM

2 x 2 Go en DDR3, de la PC3-12800 de qualité, de chez Corsair. Spécification ici.


Ma config de NAS

Juste deux mots. Ce ne sera pas une configuration fanless, car avec de nombreux disques ça ne me semble pas raisonnable.

Pour autant, j'ai étudié une configuration la plus silencieuse possible avant de renoncer face au surcoût. Le serveur sera dans une autre pièce que le salon, le bruit ne sera pas un problème.

Ce qui est déjà certain, c'est que je vais recycler de mon PC de bureau actuel :
  • le processeur core i7-3770
  • la carte mère ; elle supporte le RAID sur 4 ports SATA II + 2 ports SATA III
  • l'alimentation électrique (une Seasonic S12 de qualité, bien dimensionnée, 550W de mémoire)
  • un SSD Samsung 830 de 64 Go pour l'OS et le swap Linux
  • un WD Velocirapor 10 000 rpm (j'en ai deux mais je ne pourrais pas brancher les deux)

J'aurais à acheter 32Go de RAM (ouch !), 4 disques NAS pour la grappe RAID (le gros poste de dépense), et un nouveau boitier. En effet, je ne suis pas satisfait par le P180 pour les configurations avec plein de disques. A priori, je prendrais ce boitier Phantek Enthoo Pro qui a un très bon rapport qualité/prix.

Pourquoi 32 Go de RAM ? Parceque je vais utiliser ce serveur en tant que serveur de VM et que c'est une application qui requiert beaucoup de RAM.

En terme de système, je vais me tourner vers une distribution CentOS avec KVM en solution de virtualisation (connecteurs disponibles pour CloudStack, Cloudstack pilotable par Vagrant) ; je dois encore checker le support du RAID semi logiciel par l'OS mais il me semble que c'est OK. Ce choix a été difficile, j'ai envisagé de nombreuses solutions, en particulier FreeNas (FreeBSD) et XPEnology.

Les disques SATAIII seront connectés en SATAII, c'est sans doute dommage mais je n'évalue pas la perte en performance. En outre, ce seront les disques destinés au stockage qui seront branchés dessus. 

En terme de disque, je dois encore réfléchir, c'est un gros poste de dépense. Pour le moment, je pense à des WD Red de 3To (4 x 3 To en RAID 10). Mais mon choix n'est pas arrêté, je pourrais peut être revoir ça pour diminuer le budget (4 WD30EFRX ça fait quand même 500 euros) : moins de disques et un simple RAID 1 + une sauvegarde externe partielle seraient moins cher. Je peux aussi distinguer plus finement mes fichiers entre ceux que je veux absolument préserver en cas de crash et ceux dont je pourrais me passer.

A suivre...

J'ai commandé les pièces. J'attends livraison pour poursuivre cette série d'article, avec la phase d'assemblage, puis la phase de test.